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Crédit immobilier : les retards augmentent l’incertitude

Le confinement a mis en suspens de nombreuses demandes de crédit immobilier. Un emprunteur sur deux ne sait pas si sa requête sera acceptée.

Selon le courtier en crédit immobilier Cafpi, les banques ont moins refusé de demandes de prêt en avril qu’en mars (13% contre 17%). Cependant, elles en ont également moins accepté (33% contre 41%) ! Comment expliquer ces chiffres étonnants ? Tout simplement, les banques ont retardé leur décision pour près d’un dossier sur deux (45%). En mars, les dossiers mis en attente ne constituaient que 27% du total.

Bien entendu, « cette proportion va commencer à se réduire avec le déconfinement », comme le prédit Philippe Taboret, directeur général adjoint de Cafpi. Les dossiers étaient surtout mis de côté en raison de la période de confinement, d’incertitude, et du manque de personnel. Mais l’inquiétude plane, car le contexte actuel semble faire pencher ces demandes de prêt du mauvais côté, celui des refus.

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Les banques vont se montrer fermes

Plus précisément, Cafpi pense que les prêts seront accordés ou non en fonction du secteur d’activité des emprunteurs. Si le secteur est menacé, le prêt également ; et inversement. D’ailleurs, les banques ont relevé leurs taux de crédit, qui pendant toute l’année 2020 étaient très faibles. Elles « redoutent une envolée des impayés de crédit et des contentieux sur les encours existants », décrypte Philippe Taboret.

Pour rappel, un sondage de la fintech Meelo révèle que 17% des emprunteurs ne sont plus en mesure de rembourser leur banque de prêt. On grimpe à 25% si l’on compte ceux qui ont de fortes craintes. Plusieurs banques ont annoncé qu’elles seraient intransigeantes sur les taux d’endettement. Boursorama.com analyse ainsi : « Pour rentrer dans les clous, les ménages doivent augmenter leur apport et souvent revoir à la baisse leur budget travaux ».