Les moyens de paiement « à vue »

Comme son nom l’indique, le paiement « à vue » a pour caractéristique de s’effectuer immédiatement, sans qu’aucune échéance ne soit possible, à l’image du chèque bancaire que l’on présente chez un commerçant. Lumière sur un terme du jargon bancaire qui recoupe bon nombre de transactions quotidiennes.

Un moyen de paiement immédiat

Au regard des professionnels de la banque, le paiement « à vue » désigne une opération qui ne peut être reportée d’aucune manière par l’émetteur. En d’autres termes, ce mode de règlement est instantané : il s’oppose au paiement « à échéance » pour lequel est programmée une date à laquelle l’argent du paiement est débité (cela peut être le cas pour les impôts ou les prélèvements sociaux par exemple).

Ce même principe d’immédiateté s’applique aux comptes courants classiques utilisés par les particuliers que l’on nomme parfois comptes « à vue ». Les opérations financières quotidiennes y sont débitées immédiatement, que celles-ci aient été effectuées par carte bancaire ou par virement.

De nombreuses banques proposent à leurs clients de réunir leurs règlements en un prélèvement unique effectué en début ou en fin de mois : on parle alors de débit différé.

Effectuer un paiement professionnel

Le chèque bancaire est certainement la meilleure illustration du paiement « à vue ». Dès lors que le bénéficiaire est en possession du chèque, il peut le déposer à tout moment pour encaisser la somme inscrite. Seule condition : respecter le délai de validité prévu par la loi, soit un an et 8 jours.

Dans ce sens, il est formellement interdit de postdater un chèque – en y inscrivant une date postérieure à la date réelle d’émission – de façon à retarder son encaissement. Cette pratique non seulement inutile est passible d’une amende égale à 6 % du montant du chèque.

Hormis les chèques bancaires, certains paiements professionnels sont également payables « à vue » :

  • La lettre de change. Transmis au même moment que la facture, ce document doit être signé et retourné par le client à son fournisseur de manière à autoriser le paiement de la prestation par prélèvement bancaire ;
  • Le billet d’ordre. A l’inverse de la lettre de change, le client s’engage ici directement auprès du fournisseur en lui transmettant un document spécifiant les modalités du paiement.

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