Les cartes privatives de magasins

La plupart des grandes enseignes proposent des cartes de paiement internes, vouées à faciliter les achats de leur clientèle et, bien sûr, à les encourager à consommer. L’avantage ? On peut acheter tout de suite et payer plus tard. Le problème ? On achète souvent plus que ce dont on a vraiment besoin. Bien que la loi Lagarde de 2010 ait sérieusement encadré ce type de cartes de crédits pour lutter contre le surendettement, les associations de consommateurs continuent de crier au danger.

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Votre comparateur d’assurances crédits LeLynx.fr s’est penché sur le drôle de fonctionnement de ces cartes de fidélité.

Comment fonctionnent les cartes privatives ?

À la fois carte de fidélité et de paiement, la carte privative est à l’effigie du magasin et utilisable au sein de celui-ci et éventuellement de son réseau. Elle permet de coupler les avantages commerciaux offerts par une carte de fidélité classique, avec mise à disposition d’une réserve d’argent sous forme de crédit classique ou renouvelable. En fonction de la somme utilisée lors d’un achat, un système de remboursement par mensualités est mis en place, avec un taux d’intérêts équivalent à celui d’un crédit à la consommation (taux souvent déjà élevé), voire plus fort. Ainsi le consommateur peut étaler son paiement sur plusieurs mois, tout en conservant la possibilité de payer comptant quand il le souhaite.

Ces cartes de crédit sont soumises à des obligations légales :

  • un contrat doit être signé entre le détenteur de la carte et le magasin,
  • la carte doit porter lisiblement la mention «carte de crédit»,
  • le paiement comptant doit être le mode de paiement par défaut,
  • le contrat peut être résilié sur demande (lettre recommandée avec accusé de réception), trois mois avant sa date d’échéance, les sommes dues devant être remboursées.

Quels sont les dangers de ces cartes de crédit ?

Au départ, le concept est attrayant: tout le monde peut disposer d’une carte privative, quels que soit ses revenus. L’ennui c’est que sans revenus réguliers, comment rembourser le crédit ? D’autant que le taux élevé fait que l’on paye ses marchandises bien plus chères au final. Autre problème : on peut multiplier ces petites cartes et en posséder une par magasin, ce qui rend la gestion du budget mensuel assez… épineuse.

Les associations de consommateurs tirent la sonnette d’alarme concernant ces cartes de magasins qui encouragent la fièvre acheteuse et favorisent le surendettement. L’UFC-Que Choisir estime même que les cartes de crédit revolving (proposées par les banques ou les magasins) seraient d’importants facteurs dans 80% des dossiers de surendettement.

Source : Service-Public.fr

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