Qu’est-ce que le blanchiment d’argent ?

L’expression «blanchir de l’argent» remonte à Al Capone, célèbre gangster américain des années 1920 qui, pour pouvoir réutiliser l’argent de ses crimes, utilisait un réseau de blanchisseries. Depuis, chaque année, 440 à 1300 milliards d’euros seraient blanchis dans le monde. En quoi consiste cette opération ? Qui pratique le blanchiment d’argent et pourquoi?

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Le blanchiment d’argent est une méthode de recyclage

Blanchir de l’argent sous-entend qu’on est en possession d’argent sale, c’est-à-dire de fonds générés par des activités illégales, telles que la fraude fiscale, le trafic de drogues, d’armes, d’êtres humains, ou toute activité mafieuse. Le blanchiment de cet argent consiste à le “nettoyer“ de ses provenances douteuses, afin de le remettre dans le circuit légal. En effet, réutiliser directement de l’argent gagné illégalement serait se jeter dans la gueule du loup: l’argent sale est rapidement repéré lorsqu’il est mis en circulation. D’où la nécessité pour les gangsters, mafieux et autres criminels de le recycler.

Le groupe d’action financière (GAFI), organisme intergouvernemental créé lors du sommet du G7 de Paris en 1989, est précisément en charge de traquer les “blanchisseurs“ de capitaux, afin notamment de lutter contre le financement du terrorisme. En France, le ministère de l’Economie et des Finances a mis en place une cellule de lutte contre le blanchiment d’argent appelée Tracfin.

Matériel nécessaire à un bon blanchiment: paradis fiscaux et sociétés écrans

Le principe de base du blanchiment d’argent étant de dissimuler la provenance des capitaux illégaux, les fraudeurs ont généralement recours aux paradis fiscaux. Ces états échappant à tout contrôle financier et pratiquant largement le secret bancaire, ils sont des endroits rêvés pour faire transiter l’argent sale.

Autre astuce de blanchisseur: la société écran. Il s’agit d’une entreprise fictive, une coquille vide en somme, qui sert à dissimuler les bénéfices dégagés par les activités illégales. Or, ces sociétés dites “offshore“ sont la plupart du temps implantées dans des paradis fiscaux, afin d’échapper là encore à tout contrôle.

L’argent peut aussi être investi dans l’immobilier, l’industrie automobile, les bateaux de luxe, la joaillerie, ou encore les vignobles. L’idée étant de limiter au maximum le nombre d’intermédiaires pour limiterles risques de se faire repérer.

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