« Stress tests » de la BCE réussi pour les banques françaises

Ce dimanche 26 octobre à midi pile, la Banque Centrale Européenne (BCE) publiait les résultats des «stress tests» de 130 banques de la zone euro et leur capacité à absorber les chocs économiques. Un examen minutieux relevé haut la main par la France.

Pièce de 2 euros

Les banques françaises peuvent souffler. Aucune d’elle n’a été pointée du doigt par la Banque Centrale Européenne malgré la rigueur des contrôles auxquels elles ont été soumises. Afin d’évaluer leur résistance, la BCE a confronté de novembre 2013 à octobre 2014 les bilans financiers des plus grands établissements bancaires d’Europe à une série de «stress tests». En d’autres mots, des scénarios économiques catastrophes plus ou moins prévisibles à moyen terme (hausse du chômage, récession, chute des prix de l’immobilier,…).

L’heure de vérité pour l’Europe

Le sinistre avenir (fictif on vous rassure!) concocté pour la France était le suivant. Après deux années de récession en 2014, 2015 et une année de déflation en 2016, le chômage pourrait grimper à 12,2%, les taux d’intérêt à 10 ans passer de 1,2% aujourd’hui à 3,8% et les prix de l’immobilier chuter de 30%.

Avec soulagement, les 13 banques françaises (95% des actifs du secteur) passées au crible ont tenu tête à ces tests de résistance. On compte parmi elles les sept grands réseaux que sont BNP Paribas, la Banque postale, BPCE, le Crédit agricole, le Crédit mutuel, HSBC France et la Société générale. S’y ajoutent la chambre de compensation LCH Clearnet, la Banque PSA Finance, RCI Banque, la banque publique d’investissement BPI France, la Société de financement local et la Caisse de refinancement de l’habitat (CRH).

Seule cette dernière a révélé un déficit de fonds propres en décembre 2013, l’écart ayant été rapidement comblé depuis par une augmentation du capital.

Sur les 130 établissements analysés, seules 25 banques européennes présentent des bilans négatifs avec un besoin en capital estimé à 25 milliards d’euros. On y dénombre trois banques grecques, trois chypriotes, neuf italiennes mais aussi plus étonnant, une allemande avec la Münchener Hypothekenbank.

La confirmation que personne n’est à l’abri d’essuyer encore aujourd’hui les heurts de la crise économique de 2008 !

Un regain d’optimisme

Il est bon de rappeler que le 4 novembre prochain la BCE élargira ses fonctions, passant de meneur de la politique monétaire européenne à superviseur unique des banques de la zone euro. En quête de crédibilité, il ne reste que peu de temps à l’institution pour mettre à jour les faiblesses au sein de son système bancaire et éviter les écueils des années précédentes. L’opération menée dans le plus grand secret par la BCE et 6000 de ses employés conforte ainsi l’Europe dans ses choix en matière de direction économique.

Bien que la crise fasse désormais partie intégrante du quotidien des européens, ces résultats sont perçus comme positifs par le vice-président de la BCE Vitor Constancioet auront pour effet selon ses dires de « doper la confiance publique dans le secteur bancaire. (…) Ils vont aider à réparer les bilans et rendre les banques plus résistantes et robustes. Cela devrait faciliter la distribution du crédit en Europe, ce qui va soutenir la croissance économique ».

Source : lemonde.fr

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